mercredi 10 avril 2013

Olhuveli, Maldives - Vidéos

Chose promise, chose due ! Rappelez-vous que nous ne sommes pas des pros du montage et que nous utilisons les logiciels disponibles sur Internet... ;) Mettez le son, même si la musique est parfois un peu clichée, le résultat est plutôt sympa !

Encore merci à Clément de nous avoir prêté la caméra, sans laquelle toutes ces belles images n'existeraient tout simplement pas.



Le monde du silence (plongée sous-marine)



Salut et merci pour le poisson (croisières aux dauphins)


Mise à jour :
Les joies d'Internet... Allez comprendre pourquoi les deux premières vidéos ont pu être insérées sans problème, alors que les autres nous posent tant de soucis... Du coup, pour éviter de nous taper la tête contre les murs trop longtemps, voici les liens pour accéder aux vidéos restantes :

Seigneurs des profondeurs (grosses bébêtes)




Poissons et coraux 4 (Benjamin s'est un peu lâché sur les vidéos sous-marines...)

mardi 9 avril 2013

Olhuveli, Maldives - Photos

Comme promis, voici donc les photos de cette semaine aux Maldives. Les vidéos suivront dès que nous aurons trouvé un logiciel de montage pour les nuls...




Plongée sous-marine (photos réalisées par Sven, avec son appareil sous-marin de compétition)

dimanche 7 avril 2013

Olhuveli, Maldives - La suite

Deuxième et dernier message pour relater notre escapade aux Maldives (il n'y aura pas de récit plus détaillé, car les journées n'étaient pas suffisamment différentes les unes des autres pour le justifier).

Depuis le compte-rendu précédent, les quelques nuages qui masquaient le soleil et rendaient l'air respirable se sont dispersés. Il fait désormais près de 35 °C à l'ombre, ce qui ne facilite vraiment pas le bronzage non-écrevisse. Il suffit par exemple de se rendre de la villa au restaurant sans avoir remis une couche de crème pour attraper instantanément un coup de soleil (véridique, nous nous sommes pour ainsi dire brûlé les chevilles en traversant un ponton en bois...).




Nous avons également ajouté de nouvelles espèces à notre bestiaire : une colonie de chauve-souris géantes (non, sans rire : la plus grande doit bien faire un mètre d'envergure) réside près de la piscine, le requin esseulé a rameuté ses copains (ils sont maintenant six à tourner au bord de la plage) et nos expéditions de snorkeling quotidiennes nous ont permis de découvrir des espèces un peu plus inquiétantes que des poissons colorés. Entre autres, pas moins de trois espèces des raies différentes dans une matinée et de petites pieuvres qui rendraient un caméléon jaloux.


« Hum... Normalement, je suis la nuit, mais là, je suis juste chou... »


Mais le point fort du séjour aura été notre toute première plongée sous-marine (avec bouteilles, donc). Une découverte du monde du silence avec Sven, l'instructeur le plus adorable du monde, qui nous a encouragés à poursuivre l'aventure en suivant une formation. Oui, parce qu'apparemment, nous sommes naturellement bons plongeurs. Ça fait plaisir à entendre.


(Merci à Sven pour les très belles photos sous-marines)


Nous sommes descendus à 12 mètres de profondeur, ce qui nous a permis de voir une tortue, une murène et surtout, SURTOUT, clou du spectacle, une magnifique raie manta. Ce n'est pas le genre de spectacle que l'on voit tous les jours, mais une chose est sûre, il restera gravé dans nos mémoires pendant longtemps. Le détendeur ne sert soudain plus à rien, car on en oublie littéralement de respirer.




Ce séjour aura été très différent de ceux, pas vraiment reposants, que nous organisons d'habitude : pendant une semaine, nous n'avons eu aucune conscience des heures qui s'écoulaient et nous avons oublié le quotidien. La routine baignade/buffet à volonté/jacuzzi nous a permis de nous détendre totalement, malgré les coups de soleil et les réactions allergiques à faire tomber un dermatologue en dépression. Retrouver Paris et le boulot ne va pas être évident, mais au moins, nous aurons rempli à bloc les batteries à soleil ! Il ne reste plus qu'à espérer être les gagnants de l'Euromillions pour pouvoir refaire ça tous les ans...


jeudi 4 avril 2013

Olhuveli, Maldives


Bienvenue au paradis.

C'est ce qu'on s'est dit en arrivant. C'est ce qu'on continue de se dire à intervalle régulier, par exemple quand on croise une raie sur le chemin du dîner, quand on finit la soirée dans le jacuzzi sur notre terrasse ou quand on découvre les poissons qui peuplent la barrière de corail.

Le paradis, c'est Olhuveli Beach & Spa Resort, République des Maldives. Nous y sommes arrivés lundi dans l'après-midi, après un voyage via Doha, au Qatar, avec la meilleure compagnie aérienne du monde (c'est pas moi qui le dis, Qatar Airways est officiellement la meilleure compagnie du monde ; vu le luxe à bord du Paris-Doha – merci, l'écran de divertissement individuel pour regarder des films ultra-récents ou jouer à des jeux vidéos –, on approuve). Parce que Benjamin n'aurait pas été pleinement satisfait sans ça, nous sommes logés dans une villa sur pilotis avec jacuzzi sur la terrasse et accès direct à la mer, tout au bout de l'île. De l'extérieur, ça ressemble à ça :



Une fois le premier émerveillement passé, nous nous sommes installés dans une sorte de routine. Enfin, routine... On se comprend, hein ! Le matin, lever vers 9h15 pour profiter du petit-déjeuner dans le restaurant situé à deux pas. Il fait déjà suffisamment chaud pour redouter les coups de soleil si nous ne trouvons pas de table à l'ombre... De retour à l'hôtel, longue séance de tartinage pour éviter le bronzage écrevisse et le mélanome. Dans l'eau jusqu'à midi. En début d'après-midi, buffet léger pour tenir jusqu'au soir, à base de poisson et de fruits frais (miam l'ananas et la pastèque). Ensuite, plus question de mettre le nez dehors jusqu'à 16 heures, à moins de vouloir mourir de chaud ; au programme, donc, lecture et/ou sieste dans la villa avec la climatisation qui ronronne. En fin d'après-midi, retour dans l'eau. Le soir, retour au buffet pour un vrai repas, où l'ananas et la pastèque ne sont que le dessert. Si ça ce ne sont pas des vacances...



Bon, évidemment, le programme est adaptable. Comme quand on loue un équipement de snorkeling pour découvrir la barrière de corail autrement qu'en s'écorchant les pieds dessus (heureusement que les coraux et les poissons multicolores ne se trouvent qu'à environ 1,5 mètre de fond, car nous sommes deux taupes et le centre de plongée ne propose pas de masques correcteurs). Ou quand on se rend au spa pour se faire masser une heure entière à la mode de Bali, des orteils à la racine des cheveux (activité pour une moitié de notre couple uniquement – devinez laquelle !). Ou quand on embarque sur un petit bateau traditionnel de la région pour une croisière au coucher de soleil en compagnie de dizaines de dauphins qui s'amusent comment des petits fous (croisière qui se termine avec champagne et petits fours ; comment refuser ?!?).



Depuis le début du séjour, nous nous sommes fait de bons copains. Il y a d'abord le requin à pointe noire qui habite près du restaurant où nous prenons le petit-déjeuner. Il y a aussi les deux hérons qui guettent patiemment leur repas au bord de l'eau toute la sainte journée. Il y a la nuée de crabes (non, sans rire, ils sont des dizaines) qui sortent sur la plage au coucher du soleil. Et surtout, il y a madame la raie, qui squatte entre les pilotis et qui ne se laisse pas facilement apercevoir. Vous voulez des preuves ? Il y en a :





Grâce à la caméra étanche qui nous a été prêtée pour le séjour (merci Clément !), Benjamin s'amuse également à prendre des photos et vidéos sous-marines, mais il faudra attendre un peu avant de les voir (un brin de montage ne fera pas de mal). En fait, nous posterons un message distinct avec les liens vers toutes les photos et vidéos à notre retour, car Internet n'est pas gratuit sur ces îles perdues au milieu de nulle part... Promis, on vous envoie le soleil aussi vite que possible !


dimanche 17 mars 2013

Irlande du Nord, jour 6 - Saint-Patrick

Les miracles existent, et pour sa fête, Patrick a décidé d'en faire un petit : pas une goutte de pluie à l'horizon ce matin. L'idéal pour la parade !

Après avoir passé une bonne demi-heure à prendre des photos avec nos différents chapeaux (merci de regarder l'album et de l'oublier immédiatement) et à nous convaincre que, de toute façon, nous ne serons pas les seuls à avoir l'air ridicule, nous nous rendons dans le centre-ville pour quelques achats de dernière minute et pour prendre notre place sur le chemin de la parade. Il y a foule - une foule toute verte brandissant des drapeaux irlandais et des fanions arborant un trèfle. On croise même quelques touristes un peu effrayants qui n'ont pas compris la distinction entre fête familiale et look de hooligans :




La parade commence à midi et part du City Hall pour faire le tour de la ville. Nous nous attendions à des chars "traditionnels" (à base de leprechauns, par exemple), mais c'était sans doute trop demander à l'heure de la mondialisation. A l'exception du Saint Patrick ouvrant la marche et du tattoo écossais en queue de cortège, le thème de cette année est très oriental. Il y a des percussionnistes, des danseuses, les enfants des écoles, des papillons géants... Tout ça met un peu de chaleur dans une ville très grise et très fraîche !







Une fois le cortège passé, nous emboîtons le pas au reste de la foule et suivons les chars sur un pâté de maison, jusqu'au site où est censé se tenir un grand concert gratuit. Malheureusement, le miracle ne dure pas plus longtemps et la pluie et le vent glacial décident de s'inviter à la fête. Nous trouvons donc refuge dans un snack pour déjeuner, puis nous rentrons à l'hôtel pour nous réchauffer autour d'un thé.

L'après-midi étant à peine entamé, nous décidons de visiter l'un des monuments de la ville passés à la trappe lors de notre exploration de mardi : le château de Belfast. Construit mi-19è siècle dans le style des barons écossais, il sert aujourd'hui surtout pour des conférences et des mariages. Et on peut le comprendre, car le grand escalier de style florentin constitue un cadre idéal pour des photos !




Mais ce qui en fait un jardin cher au coeur de Benjamin et de moi-même, ce sont les chats disséminés dans les jardins. Une petite histoire veut que le château porte bonheur à condition de repérer les neuf chats (statues, buissons, etc.) qui occupent les lieux. Pas question pour Benjamin d'abandonner avant de les avoir tous trouvés ! C'est aussi l'occasion de découvrir Belfast d'en haut, et la vue en vaut vraiment la peine.




Le château étant situé dans le parc de Cave Hill, nous poursuivons notre exploration en empruntant l'entrée la plus au nord du parc. Et là, c'est un changement total de paysage (et surtout de temps) qui nous attend : tout là-haut, les pluies de ces derniers jours se sont changées en... neige. Les collines qui dominent Belfast sont donc toutes blanches, à la grande joie des enfants de 30 ans qui ne peuvent résister à faire des boules de neige. Le paysage nous rappelle que nous ne sommes pas encore tout à fait au printemps, même si les oiseaux s'acharnent à nous faire croire le contraire.




Nous terminons la journée (et le séjour) en allant boire un verre (du cidre, pas de la bièe) en l'honneur de la Saint-Patrick au Crown, le bar le plus célèbre de Belfast. Bien évidemment, l'endroit est bondé, mais cela ne nous empêche pas d'apprécier la beauté du lieu - et surtout l'ambiance de cette fête si chère au coeur des Irlandais, surtout dans cette région à domination britannique. Et pour boucler une semaine très riche, nous allons dîner dans un formidable restaurant dont les plats sont des oeuvres d'art.

La fête en photos !

Encore un bien beau séjour, qui nous aura permis de corriger quelques idées reçues concernant l'Irlande du Nord (non, tout l'Ulster ne ressemble pas à une zone de guerre). Mais il nous reste encore beaucoup à voir dans la région... Une excellente raison de revenir rendre visite à Pierre, peut-être à l'occasion d'Halloween, cette fois !!!

samedi 16 mars 2013

Irlande du Nord, jour 5 - Comtés de Tyrone et de Fermanagh

Ou, comme dirait Benjamin, le comté humide et le comté maudit...

Nous commençons ce matin par nous rendre dans le comté de Tyrone, à près de deux heures de route, pour découvrir les cercles de pierre de Beaghmore. Il s'agit d'une série de cercles, d'alignement de pierres et de cairns remontant à l'âge du bronze, tout de même, et dont la signification reste totalement inconnue. Enfin, pas tout à fait : les cairns contenant des restes humains, pas besoin d'aller chercher très loin pour savoir qu'il s'agit de tombes. Quand aux pierres, sachant que l'un des alignements pointe dans la direction du soleil levant le jour du solstice d'été, on ne peut qu'imaginer des histoires druidiques là-dessous...



La région autour du site est magnifique et sauvage, avec très peu d'habitations. C'est dans cette partie du pays que l'on trouve le plus de vestiges mégalithiques : menhirs, cairns, pierres gravées... Un peu plus loin sur notre route, nous tombons d'ailleurs sur une pierre portant des inscriptions en ogham, l'ancien alphabet irlandais. Des gens très savants ont réussi à identifier les lettres, mais pas la signification de l'inscription dans sa globalité. Encore une fois, il faut faire marcher son imagination !



Malheureusement, en raison des pluies de ces derniers jours, la plupart des tombes et des menhirs ne sont accessibles qu'à condition d'être équipés contre la boue, ce qui n'est pas du tout notre cas. Nous laissons donc le Tyrone derrière nous et prenons la direction du Fermanagh, en empruntant des routes qui nous offrent des vues magnifiques sur les Sperrins Moutains.

Escale dans la ville d'Enniskillen pour le déjeuner, que nous prenons dehors pour la première fois du séjour, car le soleil est de sortie. Après avoir tourné un peu, nous finissons pas localiser l'une des visites prévues du jour, le château du 14è siècle qui abrite le musée du Fermanagh. C'est raté, car nous sommes samedi et que l'endroit est fermé le week-end hors saison. Il faut donc nous contenter de faire le tour du château pour apprécier son architecture très, très moyenâgeuse.



Malheureusement, la suite ne va pas aller en s'arrangeant : la tour de 108 marches permettant d'avoir une très belle vue sur la région est elle aussi fermée hors saison, et la pierre gravée qui constituait la dernière partie du programme n'est pas du tout indiquée sur la route. Impossible de la trouver malgré tous nos efforts. Nous plions donc bagages et retournons à Belfast. Petite consolation : la route qui nous ramène à la capitale est vraiment superbe et permet de découvrir la région la plus sauvage d'Irlande du Nord.

Rentrés tôt à Belfast, nous en profitons pour faire un peu de shopping chez Carroll's, le fournisseur officiel de souvenirs irlandais. C'est qu'il faut acheter de quoi être ridicules beaux pour la fête de demain !

Pour ne pas finir sur une déception, nous allons dîner sur un bateau reconverti en café, amarré sur la rivière Lagan. L'ambiance est toute cosy et la nourriture divine. Finalement, la journée se termine plutôt bien...

Quelques photos de plus...

vendredi 15 mars 2013

Irlande du Nord, jour 4 - Comté de Londonderry

Changement de comté pour ce quatrième jour de visite : aujourd'hui, nous nous rendons dans le comté de Londonderry, avec escale dans la ville du même nom pour commencer. Minute culture : (London)Derry est la seule ville complètement fortifiée d'Irlande, et la dernière de ce genre en Europe. L'enceinte mesure 1,5 km et est aujourd'hui aménagé en promenade pour les habitants, et surtout pour les touristes.

Après près de deux heures de route et beaucoup de soucis pour trouver un parking, nous entamons donc le tour (littéralement) de la ville sur les remparts, avec un premier arrêt à la cathédrale Saint Colomba (l'autre saint trèèèès important du pays avec Patrick). Pour un lieu de culte protestant, la cathédrale est très lumineuse et abondamment décorée. C'est un endroit intimiste, à taille humaine, où même la personne chargée de briquer les bancs nous offre des explications historiques. C'est par exemple dans le musée de la salle du chapitre que sont exposées les clés ayant servi à fermer les portes de la ville lors du siège de 1689 (un évènement dont on nous rebat les oreilles à toutes les pages du guide et tous les 10 mètres le long des remparts).




Après avoir déjeuné dans un café le temps de laisser passer une averse particulièrement intense, nous interrompons notre tour de l'enceinte pour sortir des murs et nous rendre en pèlerinage dans le quartier de Bogside. Le nom ne vous dit peut-être rien, mais ce qui s'y est passé le 30 janvier 1972 sera sûrement plus parlant : c'est dans ce ghetto catholique de Derry (les catholiques ayant interdiction de vivre dans les murs à l'époque) que 14 manifestants des droits civiques ont été tués par l'armée britannique, dans ce que l'Histoire a retenu comme le Bloody Sunday. Aujourd'hui rénové, le quartier abrite bien évidemment un monument aux victimes, ainsi qu'une douzaine de peintures murales dénonçant les violences entre les communautés. C'est un endroit particulièrement poignant, orné de drapeaux irlandais un peu partout, qui rappelle que les "troubles" ne sont pas encore tout à fait terminés dans la région.




Nous quittons ce lieu de mémoire pour reprendre le tour des remparts là où nous l'avions interrompu, puis il est temps de poursuivre notre route jusqu'à la côte nord. La deuxième (et dernière) étape du jour est le manoir de Downhill, près de Castlerock. Il ne faut pas s'attendre à "visiter" cette grande maison du 18è siècle : abandonnée depuis 1944, elle a en effet perdu son toit et une grande partie de ses murs, et la terre et l'herbe ont envahi l'intérieur. Sans parler des crottes de mouton, le terrain étant devenu lieu de pâturage...



On a du mal à imaginer à quoi devait ressembler la maison à sa grande époque, car la lande qui l'entoure est totalement nue et ne ressemble pas vraiment aux jardins d'un manoir autrefois habité par un archevêque. Outre la maison, on peut découvrir un mausolée dédié au frère de l'archevêque en question, et surtout, un petit pavillon circulaire qui servait autrefois de bibliothèque, le temple de Mussenden. A cause de l'érosion, il se trouve aujourd'hui tout au bord de la falaise, ce qui offre de sacrées vues.



Après avoir bien profité de la vue hallucinante sur la mer et du bon air iodé, nous reprenons la voiture pour rentrer à Belfast. La journée n'aura pas été aussi riche qu'hier, mais elle aura permis de découvrir une autre facette de l'Irlande du Nord.

D'autres photos par ici.